Sillon Solidaire

Tout un chacun rêve de “tracer son sillon”, de cheminer sans encombre vers ses objectifs de vie. François-René de Chateaubriand dans ses Mémoires d’outre-tombe écrivait en 1841 : “Les marquis, les comtes, les barons de maintenant, n’ayant ni privilèges ni sillons, les trois quarts mourant de faim, se dénigrant les uns les autres [..]”. L’absence de propriété foncière, de “sillon”, est l’une des situations les plus déshumanisantes qui soient. Car, ne pouvoir se sentir “chez soi”, aussi bien dans un studio que dans une une villa de luxe, cela revient à ne pas avoir d’intimité.

La promiscuité, l’amiante, les nuisances sonores, les conflits de voisinage etc, sont le lot quotidien de milliers de Français. Comment vivre une existence satisfaisante lorsque vous ne dormez pas correctement ? Lorsque vous avez froid dans votre propre appartement ? Lorsque vous n’êtes pas certain de pouvoir régler votre facture d’eau parce que l’insalubrité de votre plomberie vous fait dépenser le double de la consommation habituelle ?

Mobilisée pour les mal-logés, l’équipe bénévole de journalistes du site Sillon Solidaire (S²) a pour vocation d’alerter les français sur des thématiques liées à l’accès au logement en France.

S² s’est donné pour mission d’informer les Français qui sont confrontés à des difficultés d’ordre financier et économique ou d’ordre social (respect des personnes à mobilité réduite dans les constructions de logements, par exemple).

Attention toutefois, bien que nous partageons certains objectifs communs, ne confondez pas S² et la Fondation Sillon Solidaire du groupe de BTP Vinci.

En France, ce sont plus de 3 millions de personnes qui sont considérées comme mal-logées. Ce chiffre inclus aussi bien les personnes sans abris que les personnes logées dans des conditions insalubres. La croissance démographique du pays tend à amplifier le phénomène. Ce dernier évolue également en fonction des conditions économiques de la France. L’écart ne cesse de se creuser entre les Français les plus riches et les plus pauvres.